Le cycle féminin

Je n’aurais jamais imaginé écrire un jour un post sur les cycles féminins. Si aujourd’hui j’aborde ce sujet c’est parce que suite à ma formation en coaching j’ai décidé d’explorer les chemins du féminin pour accompagner les femmes à se reprendre l’écriture de leur histoire en se mettant au cœur de leur vie. En écoutant ce que les femmes expriment j’ai noté une récurrence dans leurs propos : de nombreuses femmes s’oublient et ont la sensation de passer à côté de leur vie, elles se sentent sans valeur, ne s’aiment pas, portent un regard dévalorisant, critique envers leur corps, elles ne savent pas vraiment quels sont leurs besoins, leurs désirs, elles se sont coupées de leur nature féminine…. Tant que nous n’aurons pas accueilli toutes nos facettes (les lumineuses et les sombres),tant que nous n’aurons fait la paix avec nous-mêmes, tant que nous ne reprendrons pas l’écriture de notre propre histoire, tant que nous ferons passer les autres avant nous, tant que nous nous raconterons des histoires … nous continuerons chaque jour à nous éloigner un peu plus de notre essence.
C’est pourquoi aujourd’hui je propose de poser un regard nouveau sur le cycle féminin en l’envisageant comme une boussole intérieure, une porte d’accès à une meilleure connaissance de soi car lorsqu’on y pense chaque mois pendant une quarantaine d’années (ce qui représente environ 480 à 500 cycles) il rythmera nos vies. 

Même si des initiatives commencent à faire bouger les choses, le cycle féminin reste encore un sujet tabou dans notre société. Il est parfois vécu comme une faiblesse, une période désagréable, quelque chose qu’il faut cacher. Dénigrer son cycle c’est comme si l’on se dénigrait soi-même, c’est lutter contre soi-même, c’est aller à l’encontre de sa nature féminine, c’est ne pas respecter la femme que l’on est.
Pour la  majorité des femmes la connaissance de son cycle repose principalement sur les aspects physiologiques et/ou médicaux.  On explique rarement aux femmes qu’il est normal de ressentir des variations et des modifications de leur état intérieur, que la fluctuation des hormones influence leurs émotions, leur énergie, leurs relations avec le monde extérieur. Lorsqu’il n’y a pas de raison médicale, on attire rarement leur attention sur le fait que si leur cycle est douloureux, irrégulier… leur corps à peut-être un message à transmettre : existe-t-il des résistances à accueillir qui elles sont, existe-t-il des résistances à accueillir leur puissance féminine, est-ce l’expression d’une blessure de non reconnaissance, de mémoires transgénérationnelles … 

Observer son cycle c’est comprendre et accepter que notre que notre nature soit changeante et impermanente, c’est prendre conscience que nous sommes cycliques et non linéaires… mais c’est avant tout offrir à son corps une écoute et une attention toute particulière afin de découvrir et d’accueillir nos différentes facettes et enfin suivre notre propre rythme intérieur en respectant nos besoins et en arrêtant d’agir à contre-courant, en arrêtant de s’épuiser à vouloir être au top 365 jours/an !

Le cycle féminin se divise en 4 temps,  4 saisons énergétiques, 4 états d’esprit. Ces phases s'apparentent au mouvement cyclique de la vie, aux 4 saisons, aux 4 phases de la marée, aux 4 phases du cycle lunaire.
Chaque femme ayant un vécu unique de son cycle, la durée du cycle et des 4 phases est variable, chaque phase prépare la suivante, les transitions peuvent être plus ou moins marquées. Ces phases sont des pistes de réflexion pour aider à repérer et prendre conscience des variations et des modifications de son état intérieur, elles ne sont pas à prendre au pied de la lettre.
Pour les femmes ménopausées, pour celles qui n’ont plus leur utérus, pour celles qui prennent une contraception chimique (ce qui perturbe le cycle naturel puisque la prise d’hormone est permanente) l’observation de ces phases peut se faire en suivant comme repère le cycle lunaire.

Aujourd’hui je survole chaque phase  :


- la première phase du cycle (débute avec les lunes je trouve le terme tellement plus poétique que les règles) correspond à la nouvelle lune, c'est une phase contemplative : l'hiver. L'archétype féminin associé est celui de la vieille femme (la sorcière, la femme sage) son énergie : la sagesse.
L'énergie est au plus bas, tournée vers l'intérieur. C'est un temps d'introspection, de repli sur soi. C’est la période pour réfléchir au cycle passé et préparer celui à venir. La femme a moins envie de parler, elle a besoin de calme, de rêver, elle est à l’écoute de son intuition ce qui fait apparaitre des idées comme par magie.
C'est le moment pour : ralentir le rythme, prendre soin de soi, se recentrer sur l'essentiel

- la phase pré-ovulatoire correspond à la lune croissante, c'est une phase dynamique : le printemps. L'archétype féminin associé est celui de la jeune fille, son énergie : la puissance.
L'énergie remonte. C'est le temps de la pensée rationnelle, de la mise en place de nouveaux projets, les idées s'éclaircissent. La détermination et la concentration grandissent, l'envie d'apprendre, d'être à l'extérieur se font ressentir. La confiance est retrouvée et la joie de vivre s'exprime par ce regain d'énergie.
C'est le moment pour : se bouger, planifier, organiser.

- la phase ovulatoire correspond à la pleine lune, c'est une phase expressive : l'été. L'archétype féminin associé est celui de la mère (la déesse, la femme nourricière) son énergie : l'amour.
L'énergie est à son pic, c'est une énergie rayonnante tournée vers les autres. C'est le temps du sentiment, de l’ouverture aux autres, la femme ressent davantage d'amour envers les autres, elle fait preuve d'altruisme. Cette phase invite à prendre sa place et à récolter ce qui a été semé à la nouvelle lune. Si les projets mis en place lors de la phase précédente ne sont pas encore réalisés il faut continuer à avancer.
C'est le moment pour : nourrir des projets, faire des rencontres, tisser des liens

- la phase prémenstruelle correspond à la lune décroissante, c'est une phase créative : l'automne. L'archétype féminin associé est celui de l'enchanteresse (la fée, la femme éclairée, la femme sauvage) son énergie : la beauté.
L'énergie physique débordante diminue progressivement, alors que les énergies créatrices se développent. Durand cette phase la femme est plus émotive, nerveuse, colérique, intolérante. C'est une période propice pour faire le tri entre ce qui est bon ou pas pour soi, de prendre du recul, d'éviter les activités demandant d'être concentrée longtemps et les situations stressantes.
C'est le moment pour : lâcher-prise, revoir ses projets


Je pense que poser un autre regard sur le cycle féminin en le considérant comme une porte d’accès pour se reconnecter à soi-même peut apaiser la relation à soi-même, peut aider à se réapproprier son corps, à se reconnecter à sa nature féminine, à son potentiel créateur … Aborder le cycle féminin en associant les ressentis, les énergies de vie aux aspects  physiologiques pourrait aussi aider les jeunes filles à comprendre et accueillir avec bienveillance les transformations qui s’opèrent en elles au moment de l’adolescence, à aimer leur corps, à se respecter,  à vivre sereinement leur nature cyclique…

Je termine avec les mots issus du livre « Cycle féminin et contraceptions naturelles » d’Audrey Guillemaud : « Vivre son cycle féminin c’est donc aussi évoluer avec lui. A l’issue de chaque cycle posez l’intention de vous renouveler, d’évoluer et de vous ancrer davantage ». 

Source : La femme lunaire/Les forces du cycle féminin de Miranda Gray

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